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Livre
>> Prochainement au programme...
4 au 8 août 2010 - Module 1 “Comprendre et améliorer la communication” (4 jours)
Offre exceptionnelle -20%
>> Nouvelle retraite avec Ephraïm « Vivre l’anawa »
Nouveau numéro d’été
« La grâce d’angoisse » (2ème partie)
Revue « Des Mots pour Guérir »
Une revue gratuite trimestrielle. Une revue pour faire du bien !

Les Versets Angéliques d’Ephraïm
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Cette retraite de 6 enseignements “Vivre l’anawa” nous fait entrer en profondeur dans le message évangélique des béatitudes. Elle nous aide pour le vivre concrètement...
Dans ce coffret de 6 enseignements :
1. Vivre dans la famille du ciel et de la terre
2. Vivre l’appel à la vie mystique
3. Vivre la pauvreté du coeur
4. Vivre la béatitude des persécutés
5. L’orgueil
6. Vivre l’amour des ennemis

18 au 22 août 2010 - Module 2 “L'homme, ses ressources, ses défenses” (4 jours)
Offre exceptionnelle -20%
26 au 30 août 2010 - Module 3 “En finir avec le passé pour ouvrir l'avenir” (4 jours)
Offre exceptionnelle -20%
17 au 19 septembre - Week-end spirituel “Jésus Eucharistie”
23 au 26 septembre - Stage “Réenchanter sa Généalogie” (3 jours)
1er au 3 octobre - Week-end spirituel “La petite voie avec Sainte Thérèse” (2 jours)
15 au 19 octobre - Stage “La Communication non-violente et le 100% positif” (4 jours)
25 au 29 octobre 2010 - Module 1 “Comprendre et améliorer la communication” (4 jours)
>> La parole pour construire ou détruire ?
Le Verbe est créateur. La parole construit, reconstruit, libère quand elle s'unit au souffle de vie, à l'Esprit de Dieu. Dieu qui a confié à l'homme la mission de nommer les animaux, les êtres et les choses, la capacité de bénir, c'est-à-dire de dire du bien de sa part pour conférer à la création la valeur qu'elle a aux yeux du créateur.
Mais la parole est aussi terriblement destructrice, déstructurante, porteuse de malheur et de mort quand elle se dissocie de la Vérité, de la vision et de l'intention de Dieu sur l'homme. Une parole de calomnie ou de médisance est comme une eau répandue qu'on ne peut pas faire revenir en arrière. L'homme est si souvent un démiurge, un apprenti sorcier à qui la parole a été confiée et qui ne gère pas ce qu'il génère.
La parole est une arme qui se potentialise quand elle est portée par des médias qu'on ne pourra jamais effacer, elle devient événement écrit qui ne s'envole pas et qui demeure inscrite sur les pages mondiales d'Internet.
Jésus nous a dit : “Bondissez de joie quand on dira faussement toute sorte de mal sur vous à cause de mon nom.” Des raisons de bondir de joie, nous en avons beaucoup, une douloureuse joie il est vrai, mais une douleur qui creuse en nous la vérité de notre être chrétien. Ce que très peu réalisent aujourd'hui c'est que le nom de chrétien est devenu haïssable et qu'une persécution contre l'Eglise a commencé et fait rage. L'Eglise elle-même ne le réalise pas vraiment. Je me suis fait récemment cette réflexion que, aujourd'hui, dans l'arène du monde, nous n'avons pas besoin de lions parce que les chrétiens se dévorent entre eux.
Selon l'enseignement de Jésus, la vie chrétienne normale est vérifiée par la haine du monde et la persécution mais aussi par l'amour que nous avons les uns pour les autres qui rend crédible notre témoignage.
Ephraïm
Qu’est-ce que l’anawa ?
Saint François, le saint universel vénéré au-delà même des limites de la chrétienté, s'est appelé lui-même le Poverello, le petit pauvre. Il s'est battu pour défendre ce privilège de la véritable pauvreté, celle qui confère la vraie noblesse et inspire le respect. De fait il s'agit d'un privilège qui appartient à ceux qui possèdent le Royaume de Cieux.
Il est bon, ici, de rappeler ce qu'est un anaw, un pauvre du Seigneur, un pauvre dans l'esprit. Ce concept n'a pas été traduit dans le grec du Nouveau Testament et c'est une lacune dont les conséquences ont été incalculables car il désigne parfaitement tout disciple du Christ et résume tout le Sermon sur la montagne. Les huit Béatitudes telles que nous les trouvons chez Matthieu sont un Targum, une traduction commentée du mot anawa, la pauvreté et de la promesse qui est y attachée : entrer en possession, dès cette vie, du Royaume des Cieux. Aussi pauvreté peut-il être traduit indifféremment par cinq ou six mots en français :
anawa : pauvreté, indigence (précarité), humilité, douceur, persécution, affliction
Il est des mots dans la Bible qui n'ont pas d'équivalents en français aussi les traductions diffèrent-elles souvent et rendent le concept biblique de différentes manières. Ainsi en est-il de l'agapé en grec traduit tantôt par amour, tantôt par charité, mais nous savons que ces deux mots véhiculent en français des connotations qui s'éloignent de l'amour infusé par le Saint-Esprit. Dans l'Ancien Testament un concept est particulièrement riche, il s'agit de l'ANAWA qui traverse toute la Bible et qui a presque été perdu avec les versions en langues vulgaires. Pourtant ce concept est fondamental pour comprendre l'enseignement du Christ dont le point culminant est le Sermon sur la montagne.
La première Béatitude dit : “Heureux les pauvres en esprit, le Royaume des Cieux est à eux.” Si nous consultons la version de Luc nous nous apercevons qu'elle est plus courte. L'évangéliste parle des pauvres (ptokoï en grec) et ne fait pas référence à l'Esprit. De plus ce ne sont pas huit Béatitudes que nous trouvons mais seulement trois :
“Heureux, vous les pauvres, car le Royaume de Dieu est à vous.
Heureux, vous qui avez faim maintenant, car vous serez rassasiés.
Heureux, vous qui pleurez maintenant, car vous rirez.” (Lc 6,20-21)
La raison en est simple, il semble que Luc qui a enquêté pour rédiger son texte, ait trouvé un résumé, un logion, parole originale, de cette charte du bonheur. D'ailleurs il en place l'énoncé dans une plaine et non sur la montagne. Il est clair que Jésus devait, dans son enseignement oral, répéter souvent ces trois Béatitudes, pour un public juif dont la pauvreté ne renvoyait pas au manque matériel, à l'indigence, mais à une autre notion intraduisible : l'anawa. L’anawa est la condition d'un homme qui est à la fois pauvre spirituellement, doux, humble de cœur, patient dans l'épreuve et affligé. Nous retrouvons là cinq des Béatitudes de Matthieu : les pauvres dans l'Esprit, les humbles, les doux, ceux qui pleurent et ceux qui souffrent la persécution pour la justice.
La fine pointe de l'enseignement de Jésus se résume dans la première Béatitude :
Bienheureux les anawim (pluriel d’anaw) le Royaume des Cieux leur appartient.
(Extrait du livre “Les Versets Angéliques” d’Ephraïm)
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